Marcel-Edmond NAEGELEN 1892-1978

NAEGELEN

Né le 17 janvier 1892 à Belfort, de Joseph, boulanger, et de Marie OBER

Il fait ses études au lycée de Belfort

Il adhère à la SFIO en 1909

Mobilisé en 1914, plusieurs fois décoré (croix de guerre et médaille militaire)

En 1919, il devient professeur de lettres à l’Ecole Normale d’instituteurs de Strasbourg

Le 28 mars 1920, à Maubourguet (Hautes-Pyrénées), il épouse Marcelle MOULEDOUS

En 1925, il est conseiller municipal, et adjoint au maire, constamment réélu jusqu’en 1940  

En 1935, il publie histoire et figures d’Alsace

1935 figures Alsace

En 1937, il est conseiller général

En 1940, il dirige l’évacuation de Strasbourg vers la Dordogne puis s’engage dans la Résistance (réseau Combat)

Membre du comité directeur de la SFIO de 1944 à 1947

Député socialiste du Bas-Rhin en 1945

Ministre de l’Education nationale du 26 janvier 1946 au 12 décembre 1948

1947 Naegelen

Avec les autres membres du gouvernement Félix Gouin en 1947

En 1948, il abandonne une brillante carrière politique pour, sur la demande du gouvernement, dont il fait partie, devenir Gouverneur Général de l’Algérie et tenter de redresser en Algérie une situation gravement compromise. Il apprend à aimer ce pays et ses habitants de toutes origines. Il conquiert leur confiance et quand il les quitte en 1951 ce n’est pas sans avoir réclamé en vain les réformes nécessaires.

Depuis son départ, il suit avec angoisse et déchirement le déroulement des événements en Algérie. En vain, il multiplie les avertissements et les appels. Son analyse des causes de la rébellion, de l’état moral et politique des Algériens, de la trop longue indifférence du peuple français, des raisons profondes de la capitulation devant le F.L.N., des conséquences redoutables qu’elle entraîne, est à la fois implacable et douloureuse. Les souffrances des Français d’Algérie, Pieds-Noirs et Musulmans, sont peintes avec émotion et vérité.

En 1953, il est candidat de la gauche à l’élection présidentielle et publie la France d’outre-mer, sa situation actuelle

1953 France outre mer

En 1956, il prend position pour l’Algérie française et publie deux ouvrages : grandeur et solitude de la France et la révolution assassinée Hongrie 1956-1958

1956 Grandeur solitude

1956 révolution assassinée Hongrie

Il quitte rapidement l’USRAF (Union pour le Salut et le Renouveau de l’Algérie Française), fondée en 1956 par Jacques Soustelle, la trouvant trop … gaulliste.

En 1958, il publie avant que meure le dernier : "Souvenirs d'un homme de la « génération des Anciens Combattants » : M.-E. N. évoque tour à tour son enfance alsacienne, Verdun, le 18 juin 1940, la Résistance, le socialisme, l'Algérie, etc. Il s'efforce de dire quelle fut la foi des hommes de son âge, quelle leçon il convient de tirer de leur expérience, « avant que meure le dernier... »"

1958 avant meure

En 1961, il publie Tito

1961 Tito

En 1962, il publie mission en Algérie d’un gouvernement et s’oppose au référendum sur l’autodétermination en Algérie qu’il qualifia de "véritable comédie" et de "vrai simulacre".

1962 mission

En 1963, il publie l’Hexagonie, essai fantaisiste d’histoire contemporaine

1963 hexagonie

En 1964, les poètes français lui décernent le prix de poésie Clovis-Hugues pour son poème L’Immortelle espérance.

En 1965, il publie une route plus large que longue, où il analyse le drame algérien. Les chemins de l'abandon. Les accords d'Evian. Le châtiment des Français d'Algérie. Ben Bella au pouvoir. Les Pieds-Noirs dans l'hexagone. Les conséquences pour l'Algérie, la France, l'Occident, la paix. … Ce livre restera comme un document sincère et complet sur ce que l’on appelle « le drame algérien ». ‎

1965 route large

En 1970, il publie l’attente sous les armes ou la drôle de guerre 1939-1940, étude détaillée de la "drôle de guerre", depuis le déclenchement des hostilités contre la Pologne, en septembre 1939, jusqu'au 9 mai 1940, date du début de l'offensive allemande à l'ouest.

1970 attente armes

Il décède le 15 avril 1978 à Paris 16ème

« Au foyer de la France, il y a place pour tous ses enfants, qui se réchaufferont tous à la flamme généreuse du passé français. » Marcel-Edmond NAEGELEN 1892-1978 député et ministre socialiste