source : Salan devant l’opinion de Fabrice Laroche mai 1963

 

Créé en mai 1961 (pour certaines sources le 11 avril) sur l’initiative des services gouvernementaux (français, le SDECE), à la recherche d’une « troisième force » en Algérie, se déclare dès le début favorable à la politique gaulliste en Algérie et prend position pour une « république algérienne coopérant avec la France ».

8 membres du bureau politique du MNA , opposés à Messali Hadj, quittent le mouvement le 29 juin 1961, sous la conduite de Belhadi Lamine, ancien délégué chargé de la négociation entre le MNA et le gouvernement français pour une éventuelle participation à la conférence d’Evian …

Ils décident d’entrer en contact avec le FAAD … qui devient bientôt le lieu de rencontre de musulmans « sans étiquette » et d’agents « spéciaux » …

Le général Raoul Salan envoya en Métropole une « Mission France IV » chargée d’entrer en contact avec les milieux messalistes … et qui se mit en rapport avec des membres du FAAD.

Cela explique que très vite les services spécialisés dans la lutte contre l’OAS aient été mis au courant et, d’autre part, qu’ils en aient profité pour y « infiltrer » quelques-uns de leurs agents.

L’adjudant-chef Jean-Marie Lavanceau, de l’Infanterie de Marine : à peine arrivé en Algérie, il rencontre le capitaine Ferrandi qui le met en contact avec un certain nombre de responsables OAS … affecté à la SAS de Taglat, il aurait été arrêté en mars 1962, ramené en Métropole et interné à la Santé … le capitaine Ferrandi le mettra en contact avec le général Salan le 20 avril 1962

LAVANCEAU

Le capitaine Geronimi reste en Métropole pour assurer la liaison … chef de la SAS de Biskra il aurait été frappé d’un mois d’arrêt de rigueur …

Ces deux traîtres ont reçu une avance  de 150 000 francs. Après l’arrestation du général Salan, ils ont encore perçu 250 000 francs …