sources : ANOM, Assemblée Nationale 

 

C'est M. Ahmed Bouderbah (ben Hassan), qui vivait à Marseille et qui était marié à une française, qui négocia la capitulation d'Alger et fut nommé Maire de la ville avec M. Brugière comme Commissaire du Roi, le 27 juillet 1830.

Mais le véritable premier maire semble être Charles Branthome de 1830 à 1832, avec Benjamin Cadet de Vaux, comme commissaire du Roi (nommé lui, le 9 septembre 1830).

Le 19 octobre 1832, Alexandre Pierre Cottin, notaire parisien en 1818, lui succède comme commissaire du roi près la municipalité d’Alger, Afrique (et pas encore Algérie), officier de l’Etat-Civil pour la dite commune, jusqu’en 1837, année de sa démission

1833 à 1834 Alexandre Ambroise Germond, né le 14 août 1791 à Paris, époux de Marie Françoise Roland de Bussy, adjoint au commissaire du roi, décédé le 13 juin 1840 à Alger  

1836-1837 Louis Jean Girot, adjoint au maire

1837-1841 Jules Clément, maire d’Alger

1839-1858 Jean-François Roland de Bussy, né le 15 décembre 1767 à Lons le Saunier, adjoint au maire, décédé le 30 janvier 1858 à Alger

1841-1842 Antoine Adolphe Baron Huber, maire d’Alger

1842 François comte de Levezou de Vesins, sous-préfet de Saint-Affrique puis de Millau sous la Restauration, maire d’Alger

1848 M. Lechene

1851 Jacques Descous, adjoint au maire

1853 Jean Baptiste Vincent de Guiroye (1779-1869), maire d’Alger, ami du magicien Robert-Houdin

1854 Théodore Bournichon, adjoint au maire

1857 Pierre Frédéric Auger, adjoint au maire

1858 à 1870 M. Jules Sarlande (1813-1888), maire d’Alger, possède une partie de la place du Gouvernement. En 1870, il estime qu’ « éloigner les Israélites des affaires publiques est une faute et un dommage » et réclame leur naturalisation massive

1859 Théodore Lamy, adjoint au maire

4 septembre 1870 Benoît François Désiré Romuald Wuillermoz, né le 6 février 1820 à Saint-Claude (Jura), après le coup d’état de décembre 1851 interné à Alger, inscrit au Barreau de cette ville, avocat, décédé le 19 décembre 1877 à Alger

1871 François Joseph Gastu, né le 18 novembre 1834 à Sorède (Pyrénées Orientales), avocat au Barreau d’Alger en 1859 ; en 1862 il épouse à Alger Anne Victoire Henriette Bourgeois ; en sa qualité d'adjoint faisant fonctions de maire d'Alger, il refusa de prendre un arrêté interdisant la circulation des voitures dans les rues pendant les processions : cette attitude le fit révoquer par le ministère de Broglie, le 21 mars 1874 ; il sera député de 1876 à 1881

GASTU François Joseph

                       

1873 Wuillermoz

1874 Adolphe Blasselle, né à Douai le 21 février 1820, avocat en 1843, en 1853 il épouse à Mustapha Marie Jeanne Marguerite Galléan, président du Souvenir français

 

BLASSELLE Adolphe

1876 Paul Eugène François Mongellas, né le 17 novembre 1841 à Dinan (Côtes du Nord), architecte, en 1867 il épouse à Alger Emma Emilie Gemy décédé le 25 décembre 1883 à Alger   

1878 Docteur Jean Jules Feuillet, né en 1817 à Périgny (Jura), décédé le 1er juillet 1891 à Alger  

1881 Docteur Nicolas Auguste Guillemin, né le 10 décembre 1842 à Ruffey les Echirey (Côte d’Or), professeur à l’école de médecine, en 1887 il épouse à Alger Marie Alexandrine Closet  

1898 Max Régis, né le 8 juin 1873 à Sétif, fils d’un serrurier italien, études au lycée Louis le Grand puis au lycée d’Alger, il passe son bac à Montpellier, élu maire à 25 ans à la tête d’une « liste antijuive », il ne put exercer son mandat et fut révoqué de ses fonctions   

 

REGIS Max

1899 à 1901 Edmond Eugène Voinot, né le 5 février 1859 à Alger, fils d’un Lorrain et d’une Perpignannaise, architecte, sapeur-pompier d’Alger, en 1901 il épouse à Alger Aimée Eugénie Louise Hélène Testut, décédé le 1er avril à Alger   

1901 Max Régis est réélu et révoqué à nouveau