Le 27 mars 1962, le général Edmond Jouhaud est incarcéré à la Santé, dans des conditions scandaleuses dans le quartier où naguère se trouvaient les détenus FLN.

Le 2 avril 1962, le chef de l’Etat signe le décret renvoyant le général Jouhaud devant le haut tribunal militaire.

Le 11 avril 1962, le Haut tribunal militaire se réunit pour juger le général Jouhaud. 

Le 13 avril 1962, à 22h00, le général Jouhaud est condamné à mort.

Le 1er mai 1962, le décret de renvoyer le général Raoul Salan devant le Haut tribunal militaire est pris.

Le 15 mai 1962, s’ouvre le procès du général Salan.

Le 18 mai 1962, un an après le putsch, les avocats du général Salan citent François Mitterrand comme témoin devant le haut tribunal militaire devant lequel il comparait. Mitterrand rappelle alors que le général Salan avait fait l'objet d'un attentat au bazooka en 1957: «  Commencer à tuer un Français parce qu'on n'est pas d'accord avec lui, cela oblige à poser cette question : quand donc la patrie reconnaîtra-t-elle les siens ? »

Le 23 mai 1962, l’avocat général réclame la peine de mort contre le général Salan mais celui-ci sauve sa tête, le Haut Tribunal militaire ayant, contre toute attente, voté les circonstances atténuantes : de Gaulle fait rendre une ordonnance qui remplace le Haut tribunal militaire par une Cour militaire de justice.

Pierre Messmer, ministre des armées, demande 48 heures pour faire exécuter le général Jouhaud, premier sursis qui reporte l’exécution au samedi 26 mai à l’aube.

Le 24 mai 1962, Pompidou : « Tant que je serais à la tête du gouvernement, Jouhaud ne sera pas fusillé.

- Alors, allez-vous en ! répond de Gaulle

- J’y suis prêt, mon général ! »

Le 25 mai 1962, dans la soirée, de Gaulle s’incline : le général Jouhaud est sauvé.

M. A. Besson, procureur général au procès des généraux Challe et Zeller, exposa dans son réquisitoire qu’il ne pouvait demander la peine de mort. Il sollicita sa mise à la retraite en octobre 1962.

Noël 1966, le général Challe sort de prison.

Le 15 juin 1968, le général Jouhaud sort de prison.

En 1979, les généraux Challe et Zeller décèdent.

En novembre 1982, les putschistes d’Alger sont réintégrés dans tous leurs droits et prérogatives par le Parlement.

Le 5 juillet 1984, le cercueil du général Raoul Salan est salué par les honneurs militaires en présence d’un seul homme politique : Jean-Marie Le Pen.

Le 7 septembre 1995, la dépouille du général Edmond Jouhaud a droit aux honneurs militaires, certes modestes mais bien réels, lors de ses obsèques.