Jean Pierre Hyppolite Blandan, plus connu sous le nom de « sergent Blandan », est né le 9 février 1819 à Lyon (où son père est limonadier et, depuis 1818, le maire est le baron Pierre-Thomas Rambaud).

Engagé à l’âge de 18 ans en 1837, il est affecté au 26ème Régiment d’Infanterie de Ligne (constitué sous l’Ancien régime sous le nom de Régiment de Bresse, dont le chef de corps n’est autre que le colonel Louis Joseph Hugo, frère du général et oncle de l’écrivain) et il participe aux opérations militaires de la conquête de l’Algérie.

Nommé caporal le 6 août 1839 puis sergent le 1er février 1842, il conduit le 11 avril 1842 un détachement de 20 hommes pour porter le courrier du camp d'Erlon à Boufarik à la redoute de Beni-Mered, lorsque sa troupe est attaquée par un groupe de 300 cavaliers arabes.

Refusant de déposer les armes devant cet ennemi supérieur en nombre et bien que grièvement blessé, il exhorte ses soldats à résister. Les secours, alertés par le bruit de la bataille entendu depuis Boufarik, ne trouveront à leur arrivée sur les lieux que 5 fusiliers survivants.

Le sergent Blandan, décédé de ses blessures à l'hôpital de Boufarik le lendemain 12 avril 1842, sera cité à titre d'exemple par le général Bugeaud, puis fait chevalier de la Légion d'Honneur à titre posthume.

Sa résistance héroïque a eu une grande portée dans les rangs de l'armée française.

Le monument, érigé à sa mémoire en 1887 à Boufarik, a été rapatrié en France à l’indépendance de l’Algérie en 1962 et se trouve depuis à Nancy.

statue sergent Blandan Boufarik Nancy

Une seconde statue en bronze du sergent Blandan est érigée dans sa ville natale, place Sathonay, aux pieds des pentes de la Croix-Rousse (Lyon 1er). Elle est fondue en 1942. Elle est remplacée par une statue en pierre, œuvre de Tajana, le 10 janvier 1962.

statue sergent Blandan place Sathonay Lyon 1

statue sergent Blandan place Sathonay Lyon 1 bis

Le nom du sergent Blandan a été donné à une caserne de 17 hectares dans le 7ème arrondissement de Lyon.