Né le 2 octobre 1906 à Souk-Ahras (Bône)

Au cours de la seconde guerre mondiale, il obtient le grade de colonel

En 1945, il devient caïd (notable qui cumule des fonctions administratives, judiciaires, financières et parfois de chef de tribu) de 24 tribus des Beni-Boudouanne de l’Ouarsenis

En 1955, il est nommé agha (de l’Arabe chef, maître, seigneur titre d’un officier civil ou militaire)

Lors de combats contre le FLN, il perd 17 membres de sa famille, dont un de ses fils Abdelkader

En juin 1956, le bachaga Boualam prend le commandement de la harka de l’Ouarsenis.

Après le coup d’état du 13 mai 1958, il se rallie au général de Gaulle qui lui promet : « Bachaga (Boualam), il n’est pas question d’abandonner l’Algérie … L’Algérie restera française. »

Le 30 novembre 1958, il est élu député (Unité de la République) dans la 5ème circonscription (Orléansville)

Il est élu vice-président de l’Assemblée Nationale.

En 1959, il est élu maire de la commune de Beni-Bedouanne.

Le 26 septembre 1959, à Orléansville, il est victime d’une tentative de meurtre.

Le 16 juin 1960, à Alger, naissance du Front Algérie Française (FAF) ..

Son comité directeur est présidé par le Bachaga Boualem, ce dernier retenu à Paris où il préside l’Assemblée.

Le 12 juillet 1960, le Bachaga Boualem annonce 900 000 adhérents au FAF, dont 120 000 musulmans.

En mars 1962, est créé au sud-ouest d’Alger le maquis le plus important, celui de l’Ouarsenis : dans son fief du douar des Beni-Boudouanne, le bachaga Boualam, qui s'est toujours conduit en partisan de l'Algérie française, dispose de 200 à 300 harkis modestement armés.

L'idée est lancée d'ancrer un pôle « Algérie française » dans son fief pour affirmer la volonté des Français et des musulmans de vivre ensemble.

A cet effet, Salan envoie Gardes, Branca, Montagnan, Pouilloux, Bernard, les lieutenants Prohom et Poste, les sous-lieutenants Delhomme, Holstein, Castillo et Madaoui (musulman) à la tête d’un commando de 80 hommes qui quitte clandestinement Alger par le train, dans la nuit du 27 au 28 mars.

Débarqué dans la région de Miliana, le commando intègre un petit maquis local. Puis, la nuit suivante, il gagne Lamartine, le PC du bachaga.

Le 18 mai 1962, il quitte l’Algérie pour s’établir en Camargue, au Mas-Thibert.

Il reste député jusqu’au 3 juillet 1962

En février 1963, à Saint-Maixent, deux stagiaires d’origine algérienne, les lieutenants Yves Boualam (neveu du bachaga) et Nadjib Karbouch, sont rayés de l’Ecole sans préavis, sur ordre du ministère de la Défense …

Décédé le 6 février 1982 à Mas-Thibert (13)

Son fils Ali a épousé Emmanuelle Perez, la fille du docteur Jean-Claude Perez, un des chefs de l’OAS.

On doit au bachaga 3 ouvrages :

Mon pays, la France aux éditions France Empire en 1962

Les harkis au service de la France aux éditions France Empire en 1963

L’Algérie sans la France aux éditions France Empire en 1964