Le 19 juin 1962, de sa cellule, le général Jouhaud écrit :

« Il faut chercher avec nos ennemis d’hier un terrain d’entente qui permette à tous les Français de continuer à vivre sur leur terre natale en toute dignité.

Il importe que l’action de l’OAS cesse au plus tôt.

C’est son chef qui le demande à ceux qui se sont mis sous ses ordres. »

 

Le 19 juin 1962, de la prison de Fresnes, le général Salan écrit :

« Mes amis d’Algérie,

J’ai lutté avec un très grand nombre d’Algériens pour maintenir l’Algérie dans la France. Nous avons lutté avec toute notre foi et dans l’honneur, mais nos espoirs ne se sont pas réalisés … 

Le 17 juin une voix du GPRA s’est élevée avec dignité. Son caractère humain fait honneur à celui qui vient d’assurer les Européens de leur sort dans l’Algérie de demain …

Entre l’exode et la vie sur leur terre natale, je conseille aux Européens de rester dans leur pays. Qu’ils acceptent que, du fond de sa cellule, celui qui s’est sacrifié pour eux, avec son compagnon, le général Jouhaud, leur dise maintenant : la voie nouvelle est tracée.

Mes amis, restez unis, de Bône à Oran. Pas de plates-formes territoriales, une seule Algérie fraternelle où vous devez trouver la place qui vous revient.

Le sang a trop coulé entre les deux communautés. Tous ensemble prenez vous les mains pour bâtir un avenir commun de concorde et de paix.

Gardez votre beau pays dans une coopération avec la France. »