En 1817, à Malaga, naissance de Juan Bastos, de Manuel Jose de Bastos, maître maçon, et Francisca Milan.

Agé d’une douzaine d’années, pour aider ses parents, il vend ses premières cigarettes sur un mouchoir posé à même le trottoir, quelques temps avant l’arrivée des Français.

Le 28 juillet 1840, Juan se marie à Oran avec Trinidad Rayos : ils auront plus de 12 enfants dont 7 garçons.

Les Bastos commencent à ouvrir une petite échoppe de quelques mètres carrés, où ils roulent des cigarettes à la main pour les soldats (en 1841, Bugeaud a demandé l’envoi de 100 000 soldats supplémentaires en Algérie)

En juin 1855, Juan est dit « marchand de tabac »

Petit à petit, l’entreprise s’agrandit.

Lors de l’exposition universelle qui se tient du 6 mai au 31 octobre 1889, on peut voir les cigarettes Bastos entre autres productions d’Afrique du Nord.

Juan meurt le 11 septembre 1889 à Oran.

Sa veuve reprend l’affaire, place ses enfants, dont Manuel, né le 16 octobre 1839 à Oran ...

... puis vient le tour des petits-enfants, parmi lesquels Antoine Alfred, fils de Manuel, né le 13 juin 1874 à Oran, tant et si bien qu’à la fin XIXème siècle, Bastos est devenue une énorme entreprise, employant 1500 personnes à Alger et 2000 à Oran (principalement des femmes, du reste, qu’on appelle les « cigarières »).

Dès 1916, on trouve le mot bastos pour cartouche, tiré de la ressemblance des cartouches de fusil avec les cigarettes