En 1954, dans une région de Kabylie on compte 60 garçons et pas de filles …

Le 30 mars 1955 : « 1 milliard 750 millions de francs permettront de construire 400 classes de plus, c’est-à-sire de doubler le chiffre de l’an dernier et de passer de 600 à 1200 classes. …

… une partie importante de cet effort soit portée sur les campagnes afin de doter les douars des écoles que la population rurale réclame avec une insistance qui lui fait honneur et qui nous dicte notre devoir.

Au total, nous consacrerons cette année 5 milliards et demi à la construction des écoles.

Reprenant une idée déjà exposée par le gouvernement Mendès-France-Mitterrand, Jacques Soustelle décide d’abord de créer à Alger un Centre de Formation Administrative, ouvert à tous mais particulièrement adapté aux besoins de nos jeunes compatriotes musulmans. Je le confiai à un professeur intelligent et enthousiaste, M. Mabileau, qui s’y attacha avec vigueur.

Le Centre devait délivrer un diplôme qui donnerait accès, malgré toutes règles contraires, aux carrières administratives les plus variées ; il permettrait à ses élèves de vivre en leur donnant des bourses. Ce centre fut ouvert à la rentrée scolaire : en dépit de l’atmosphère troublée, son succès fut immédiat. Plusieurs centaines de jeunes gens se présentèrent au petit concours d’entrée ; 147 furent reçus, dont 133 Musulmans, parmi lesquels 3 jeunes filles. C’étaient des fils d’artisans, d’employés, d’ouvriers, de fellahs, de khammès venant aussi bien de Bordj-Menaïel que de Chéragas, de Sidi-Aïch que de Ghardaïa, de Béni-Saf que de Kenchela. La plupart furent boursiers.

Il y avait en 1955 environ 420 000 enfants dans les écoles primaires (dont 295 000 musulmans, parmi lesquels 87 000 fillettes), plus 30 000 dans les classes maternelles, 36 000 (dont 7 000 musulmans) dans les lycées, 5 000 étudiants (dont 600 musulmans) à l’Université d’Alger, 23 300 élèves de l’enseignement professionnel et technique. » in Aimée et souffrante Algérie de Jacques Soustelle octobre 1956

En 1956 1200 classes construites

Dès que la grève scolaire fut terminée, le 1er février 1957, et avant même qu’elle le soit parfois, les effectifs scolaires n’ont cessé de s’accroître …

En 1957 3000 classes construites (477 écoles ouvertes par l’armée)

En 1957, la même région de Kabylie (cf 1954) 500 garçons et 400 filles

En octobre 1957, les 14 268 classes primaires recevaient 452 158 enfants dont 316 957 musulmans, auxquels il faut rajouter 10 431 enfants fréquentant les classes ouvertes par les instituteurs militaires, ce qui porte à 462 589 le nombre d’enfants scolarisés, soit 43 000 de plus qu’en 1957 (+9%)

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