Le 8 novembre 2012, le Sénat a adopté la loi faisant du 19 mars la journée nationale du souvenir et de recueillement à la mémoire des victimes civiles et militaires de la guerre d’Algérie et des combats en Tunisie et au Maroc …    

Le 19 mars 1962, cessez-le-feu en Algérie …

Dans la nuit du 21 au 22 mars 1962, M. Charles BOSSERT, président de la Chambre d’Agriculture de Kabylie, est attaqué dans sa ferme par des « Hors-La-Loi » munis d’armes automatiques, puis enlevé.

Le 26 mars 1962 à Alger, l’armée française ouvre le feu sur des civils Français : 80 morts et 100 blessés (dont des femmes et des enfants)

Le 28 mars 1962, femmes et enfants Européens sont chassés de leurs appartements par des familles musulmanes qui profitent de l’absence des hommes.

Le 12 avril 1962, Norbert CARION, 14 ans, élève au collège technique, Miliana, est enlevé

Le 7 mai 1962, 6 instituteurs et une institutrice sont enlevés à Oran

Le 9 mai 1962, l'abbé Jacques CERDA, curé de Sidi-Moussa, est enlevé par le FLN : considéré comme disparu par l'Etat français, jamais retrouvé, mais selon la Croix-Rouge longtemps après, supplicié, martyrisé, trainé de camp en camp et assassiné.

Le 16 mai 1962, l’abbé THERER est abattu

Le 5 juillet 1962 à Oran, le FLN tue 2000 civils français (certains sont saignés à blanc, d’autres finissent dans la chaux au Petit Lac) et en enlève des centaines d’autres (officiellement 347) : les hommes sont condamnés à la mort lente, au travail forcé, les femmes et les jeunes filles livrées à la prostitution

Le 21 juillet 1962, à Alger, un jeune soldat de 20 ans du 23ème RIMA, André AUSSIGNAC, est enlevé : il sera longuement torturé

Une enquête d’octobre-novembre 1962 de Jean Lacouture, pour le Monde, aboutit à la conclusion que plus de 10 000 harkis (on parle de 100 000) ont été assassinés entre le 19 mars et le 1er novembre 1962 : torturés, émasculés, écorchés vifs, bouillis, mutilés, coupés en morceaux, écartelés ou écrasés par des camions …

Leurs femmes sont violées et leurs enfants égorgés …

De mars à début juillet 1962, on dénombre officiellement 472 disparitions de civils français

Du 5 au 10 juillet 1962, rien qu’à Oran, 347 enlèvements

De juillet à octobre 1962, 1380 enlèvements

En 1963, ce sont 2200 déclarations de disparitions qui ont été faites à l’ambassade de France !

Fin novembre 1963, plusieurs dizaines de Françaises (on parle de 100) sont enfermées dans des maisons closes, dont une quarantaine sont devenues folles !

- en mars 1964, dans le Sud-Oranais, des prisonniers européens travaillent 15 heures par jour à ramasser l’alpha : le jeune Alain, 17 ans, est abattu car il n’a plus la force de regagner sa prison, un autre du même âge parce qu’il ne veut pas servir de « délassement » à ses gardiens.

- Fin 1971, 750 disparus européens ont été vus et contactés dans les camps de travail situés à proximité des puits de pétrole d'Hassi-Messaoud. A l'automne 1972(plus de 10 ans après l’Indépendance !), quelques-uns de ces hommes ont tenté de s'évader. On les a retrouvés bastonnés à mort sur la rocade sud, avec la main droite coupée.

- M. Poniatowski affirmait qu'en 1975 (il était alors Ministre de l'Intérieur), il y avait encore des centaines de captifs en Algérie.

- en 1ère page de l’hebdomadaire « Spécial Dernière » du 23 avril 1982, on pouvait lire :

"EXCLUSIF : Les photos des Français détenus sans raison PRISONNIERS EN ALGERIE depuis VINGT ANS. Un vrai camp de concentration installé du côté de Tizi-Ouzou".

Au total 15 photos sous lesquelles figuraient les noms et prénoms des "disparus". Or l'une d'elles nous apprenait ainsi que le gardien de la paix, PELLISER Jean Claude, enlevé le 16 mai 1962 à Maison Blanche, Alger, dans l'exercice de ses fonctions, était toujours en vie... alors qu'il avait été déclaré "décédé" le 13 novembre 1970 par le Tribunal de Grande Instance de Paris.

Une enquête d’octobre-novembre 1962 de Jean Lacouture, pour le Monde, aboutit à la conclusion que plus de 10 000 harkis (on parle de 100 000) ont été assassinés entre le 19 mars et le 1er novembre 1962 : torturés, émasculés, écorchés vifs, bouillis, mutilés, coupés en morceaux, écartelés ou écrasés par des camions …

Leurs femmes sont violées et leurs enfants égorgés …

Quant au sort des harkis, dans de nombreux camps :

- Dans le camp de Beni-Douala, le harki Belkacem a les paupières cousues avant d’être maquillé et habillé en femme puis promené dans le village.

- Dans le camp de Blondel, le maire des Ouled-Dhamane, M. Bouaza, est pendu, nu, par les pieds, passé au miel et livré aux abeilles.

- Dans le camp de Bois-Sacré, connu et régulièrement repéré d’avion, 50 harkis sont exécutés début août, ainsi que quelques Européens.

Un Français enlevé le 14 juillet dans les environs de Marceau est ligoté à un arbre, émasculé, les mains et les avant-bras coupés.

- Dans le camp du Douar Ridane, un sergent harki de 23 ans (4 citations, médaille militaire à titre exceptionnel) est mort d’épuisement après 4 jours de tortures.

- Dans le camp de Mansourah, le maire de Harraza, M. Benchabane Smaïl, a les yeux arrachés. 

- Dans le camp de Melouza, où sont parqués 200 harkis et mokhaznis de Dahmane-Daala et Beni-Ilman, le maire de Kerrabeha, M. Aribi Ali, a été torturé puis égorgé. Le chef de la harka de Dahmane-Daala, un nommé Tahar, a été écorché vif.

- Dans le camp de Sidi-Slimane, les « prisonniers » sont employés à des travaux de piste toute la journée (juillet et août) et si le travail est insuffisant, les intéressés sont roués de coups jusqu’à la mort.

- Dans le camp de Taourtatsine, plusieurs centaines de prisonniers, parmi eux des européens, femmes et enfants, torturés : bras coupé, nez coupé, plaies salies … Les femmes servent de prostituées …

… la liste est longue …