Le 28 avril 1834, Alphonse de Lamartine à la Chambre des députés : « Pensée funeste que cette pensée d’abandon, pensée antinationale, pensée anti-humaine, que nous pouvons repousser comme nous repoussons la pensée d’une honte ou d’un crime. Nous n’abandonnerons jamais Alger ! »

En 1947, à Boufarik, de Gaulle : « La France, quoi qu’il arrive, n’abandonnera pas l’Algérie. Cela signifie que nous ne devons laisser mettre en question sous aucune forme, ni au-dedans, ni au dehors, le fait que l’Algérie est de notre domaine. »

En septembre 1948, au Conseil National du RPF à Levallois-Perret, de Gaulle : « Quiconque abandonnera un territoire français passera en Haute Cour. »

Le 24 juin 1955, le président René Coty : « Ces pays que la France a civilisés et fécondés, elle ne les abandonnera pas à un fanatisme qui les mènerait à la pire des régressions. »

Le 23 juin 1956, à Verdun, le président René Coty : « … Les combattants et les résistants des deux guerres n’ont pas, au prix de tant de deuils et de tant de souffrances, rendu deux fois à la France notre Alsace-Lorraine pour abandonner demain sur les bords de la Méditerranée des populations qui nous sont profondément fidèles à une minorité d’égorgeurs de femmes et d’enfants qui ne les conduirait qu’à la plus affreuse répression dans la barbarie, le fanatisme, l’anarchie et la misère. »

Le 20 décembre 1957, Michel Debré : « Que les Algériens sachent surtout que l’abandon de la souveraineté française en Algérie est un acte illégitime, c’est-à-dire qu’il met ceux qui le commettent et qui s’en rendent complices hors la loi, et ceux qui s’y opposent, quel que soit le moyen employé, en état légal de légitime défense. »

Après la mort du colonel Jeanpierre (1er REP) le 29 mai 1958, le général Massu, déclare : « Mon colonel, nous vous le jurons, nous mourrons plutôt que d’abandonner l’Algérie française  »

Le 23 octobre 1958, de Gaulle : « A quelles hécatombes condamnerions-nous l'Algérie si nous étions assez stupides et assez lâches pour l'abandonner  »

Le 9 février 1959, Michel Debré à Challe et aux principaux responsables militaires : « Le gouvernement ne veut pas céder en Algérie toute solution d’abandon entraînerait immédiatement la communisation (sic) totale de la France. » 

Le 17 septembre 1959, de Gaulle répondit au député de Lyon, Charles Béraudier, qui s’inquiétait des termes de la déclaration de la veille : « Béraudier, vous avez déjà vu de Gaulle abandonner quelque chose ? »

Le 29 janvier 1960 (semaine des Barricades) allocution TV de Gaulle : « Français d’Algérie, comment pouvez-vous écouter les menteurs et les conspirateurs qui vous disent qu’en accordant le libre choix aux Algériens, la France et de Gaulle veulent vous abandonner, se retirer de l’Algérie et la livrer à la rébellion ? Cela, je ne le ferai jamais. »