Article écrit d’après l’Histoire de Pierre Terrail, dit le chevalier Bayard, sans peur et sans reproche par M. Guyard de Berville nouvelle édition à Paris chez Amable Costes, quai des Augustins, n°29 1807 (380 pages)  

« D’après une vie de Bayard, grand in-12, fort épais, imprimé à Grenoble, chez Nicolas, 1650, qui n’est qu’une nouvelle édition de celle de Godefroy, de 1619 … l’éditeur n’a fait que copier les originaux de l’année 1527 …

… son zèle … qui le plaçait toujours le premier aux attaques, et le dernier dans les retraites … Bayard a été le seul guerrier que son siècle même ait décoré du surnom de chevalier sans peur et sans reproche, qui ait eu l’honneur d’armer son roi chevalier, et celui de recevoir une députation du parlement de Paris … le seul qui ait vu en mourant les larmes sincères des mêmes ennemis qu’il faisait trembler quelques heures auparavant, et le seul qui, après sa mort, ait reçu de leur part les honneurs funèbres réservés aux rois.

La bonté et la droiture de son cœur, sa générosité, sa charité lui ont acquis le surnom de Bon ; sa valeur et son intrépidité, celui de Chevalier sans peur ; enfin sa fidélité à tous ses devoirs l’a fait connaître sous le nom de Chevalier sans reproche. »  

Né en 1476 à Pontcharra (Isère), ce Dauphinois choisit le métier des armes à l’âge de 13 ans … participe à la bataille de Fornoue en 1494 … est nommé par le roi capitaine en 1509 … lieutenant-général du Dauphiné, gouverneur de Grenoble en 1515 …

En 1504, la retraite des troupes française hors du royaume de Naples est le théâtre de l’un de ses plus hauts faits d’armes. Le Garigliano, qui se jette dans la Méditerranée au nord de Naples, fait séparation entre Français et Espagnols. Un échelon de reconnaissance est envoyé par l’armée française pour franchir le fleuve sur un pont de bateaux. Averti au dernier moment, Bayard se joint au petit groupe d’éclaireurs en pourpoint, sans avoir pris le temps d’enfiler sa cuirasse et son casque. Rapidement les 3 ou 400 Français et Suisses ayant franchi le Garigliano sont débordés par les 1500 hommes appuyés d’artillerie lancés contre eux par Gonzalve de Cordoue. L’armée française doit battre en retraite. Le pont, fort étroit, impose aux espagnols de se présenter un à un devant Bayard, resté seul à l’arrière-garde. La vaillance, l’adresse et l’endurance de Bayard font merveille … Son action permet à l’artillerie française d’être mise en batterie sur la rive opposée, laquelle artillerie contraint les Espagnols à refluer et met fin à la bataille.

440 ans plus tard, en mai 1944, la bataille du Garigliano permit aux troupes du Corps Expéditionnaire Français du général Juin de déborder puis d’enfoncer les lignes allemandes permettant ainsi aux Alliés de reprendre leur progression vers Rome, interrompue depuis janvier 1944.

Corps Expéditionnaire composé de soldats issus de l’Armée d’Afrique http://manifpn2012.canalblog.com/archives/2010/01/27/16694332.html et donc d’une grande partie de pieds-noirs, le général Juin étant lui-même le plus célèbre d’entre eux. http://manifpn2012.canalblog.com/archives/2011/12/18/22995532.html

Bayard était donc tout le contraire de de Gaulle, ce dernier ayant été un soldat contesté http://manifpn2012.canalblog.com/archives/2012/01/30/23376187.html, un résistant contesté http://manifpn2012.canalblog.com/archives/2011/02/02/20284786.html, un général contesté http://manifpn2012.canalblog.com/archives/2011/02/02/20284711.html

Dès lors, comment peut-on débaptiser le pont Bayard à Toulouse pour lui donner celui de pont du 19 mars 1962, ou comment une victoire militaire fut transformée en défaite politique par Charles le Mauvais ?

Une date symbole de mort pour plus de 10 000 pieds-noirs et 150 000 harkis !

Une date symbole d’Exode pour plus d’1 million de pieds-noirs !

Refusons ce « baptême » indigne en écrivant au député-maire de Toulouse, monsieur Pierre Cohen (né à Bizerte en 1950) http://www.toulouse.fr/contact-pierre-cohen