Le 12 juin 1945 directive au Garde des sceaux : « Sur le plan ethnique, il convient de limiter l'afflux des Méditerranéens et des Orientaux, qui ont depuis un demi-siècle profondément modifié les compositions de la population française. Sans aller jusqu'à utiliser, comme aux Etats-Unis, le système rigide des quotas, il est souhaitable que la priorité soit accordée aux naturalisations nordiques (Belges, Luxembourgeois, Suisses, Hollandais, Danois, Anglais, Allemands, etc.) »

Le 5 mars 1959 (mémoires d’Alain Peyrefitte) « Il ne faut pas se payer de mots. C’est très bien qu’il y ait des Français jaunes, des Français noirs, des Français bruns. Ils montrent que la France est ouverte à toutes les races et qu’elle a une vocation universelle. Mais à condition qu’ils restent une petite minorité. Sinon, la France ne serait plus la France. Nous sommes quand même avant tout un peuple européen de race blanche, de culture grecque et latine et de religion chrétienne. Qu’on ne nous raconte pas d’histoires ! Les musulmans, vous êtes allés les voir ? Vous les avez regardés, avec leurs turbans ou leurs djellabas ? Vous voyez bien que ce ne sont pas des Français ! (...) Essayez d'intégrer de l'huile et du vinaigre. Agitez la bouteille. Au bout d'un moment, ils se sépareront de nouveau. Les Arabes sont les Arabes, les Français sont les Français. Vous croyez que le corps français peut absorber 10 millions de musulmans, qui demain seront peut-être 20 millions et après-demain 40 ? Si nous faisons l'intégration, si tous les Arabes et Berbères d'Algérie étaient considérés comme Français, comment les empêcherait-on de venir s'installer en métropole, alors que le niveau de vie y est tellement plus élevé ? Mon village ne s'appellerait plus Colombey-les-Deux-Églises, mais Colombey-les-Deux-Mosquées ! »

En mars 1960, lors d’une nouvelle « tournée des popotes », à des officiers : «  Les musulmans, qui ne se lèvent même pas quand passe le président de la République française, ne seront jamais des Provençaux ni des Bretons. »

En mars 1962, de Gaulle : « Alors Joxe, vous avez bientôt fini avec vos bicots ? »

Le 4 mai 1962 (Conseil des Ministres rapporté par Alain Peyrefitte dans ses mémoires) : « Les harkis, ce magma dont il faut se débarrasser sans attendre ! »

« Et puis ces gens là (les Arabes) ne sont pas des Français; ne seront jamais des Français ... »

« Vous n'imaginez pas, tout de même, qu'un jour un Arabe, un musulman, puisse être l'égal d'un Français ! Voyons, c'est impensable. »

(Déclarations faites à son conseiller pour l'Afrique et les affaires algériennes Bernard Tricot)

 « Ce n’est pas un Français comme vous et moi. C’est un pied-noir. » répondit de Gaulle à J. R. Tournoux à propos d’Edmond Jouhaud, ancien résistant, général d’armée (5 étoiles).

Dans les Landes, de Gaulle confie à des notables : « Ils vous intéressent, vous, ces Mohammed et ces Fernandez ? »