Ahmed Rafa est né à Mouzaïaville en 1906

Il fait ses études primaires et secondaires à Alger. Engagé au 1er Régiment de Tirailleurs Algériens en 1925, il gravit très rapidement les premiers échelons de la hiérarchie, il est nommé caporal, puis sergent et adjudant, avant d'être promu sous-lieutenant en 1937 et lieutenant en 1940. Il participe à la Bataille de France au cours de laquelle il est fait prisonnier en juin 1940. Après son évasion au cours d’un transfert, il participe à la libération d’Orléans en 1944 aux côtés des FFI et des forces américaines puis rejoint la 1ère Armée française sur le front d'Alsace. Il combat au sein du 7ème RTA. Après la défaite allemande, il se voit confier le commandement de la 2ème compagnie du 7ème RTA en occupation en Allemagne.

En 1953 il est envoyé à Blida pour y prendre la tête du 1er Bataillon du RTA : durant 30 mois, le 1er bataillon ira de succès en succès dans l'Est algérien, le massif de l'Aurès, les Nementcha, le Nord-Constantinois. Il y détruit d'importantes formations rebelles et récupère plusieurs centaines d'armes. A Barika il prend le commandement du 7ème RTA en 1957, régiment avec lequel il ne va pas tarder à acquérir le surnom de « lion de l'Atlas », avant d'être nommé colonel. Au cours de l’année 1961, son régiment aura à son actif 300 rebelles tués et 124 armes de guerre récupérées. Il est nommé général à titre exceptionnel par de Gaulle en octobre 1961 (il est le 1er Français musulman général). Sollicité par le Gouvernement pour prendre le commandement de la Force Locale, il refuse, arguant du fait qu'il est français et qu'il le restera jusqu'à sa mort. Rentré en France après la signature des accords d’Evian en 1962, il devient 'inspecteur général de l'infanterie et prend sa retraite en 1964.

«C'était un mouroir dans lequel étaient envoyés les musulmans rapatriés d'Algérie jugés inaptes au travail» a raconté Ahmed RAFA, arrivé en 1966 dans l'un de ces camps entourés de barbelés, situé près de Villeneuve-sur-Lot (sud-ouest de la France).

Il est décédé le 7 mars 1998 en France

A ma connaissance, 2 autres Français musulmans ont été nommés au grade de général :

Nadi Yesid, né le 26 novembre 1917, contrôleur des armées en 1983 nommé général de brigade (génie) en 2006

Raphaël Zahoual (controleur général des Armées) ?