Sur les 50 000 militaires morts en Algérie entre 1831 et 1843, 2295 seulement ont succombé aux combats … Les fièvres, le choléra ont été plus meurtriers que les hommes.


Ainsi s'explique la construction de grands hôpitaux en dur, très vite ouverts aux civils, européens et indigènes quand ces derniers s'y décidèrent.


Dès 1832, un jeune major de zouaves, nommé Giscard, les recevait dans son infirmerie du camp de Dely-Ibrahim et s'avançait au-devant des lignes, bien accueilli par les tribus.


Suivirent cet exemple les médecins militaires des bureaux arabes …


3 ans seulement après la prise d'Alger, Baudens et Stephanopoli inaugurent un enseignement de la médecine ouvert aux autochtones …


Entre 1841 et 1849, à Sétif, on construit un hôpital pour 830 malades (la population est de 646 Européens, 436 indigènes auxquels il faut ajouter une population agricole des alentours de 727 personnes).


Alphonse Laveran découvre le paludisme en 1880.


Le centre de transfusion sanguine de Mustapha, créé en 1940, devient civil en 1945.


Il faut noter que l'Algérie n'a jamais connu de donneurs rétribués et que 10 000 kabyles descendirent en plein hiver de la montagne pour donner leur sang.


Pendant la guerre d'Algérie le renfort de 700 médecins de l'armée permit, dans le cadre des S.A.S., un quadrillage jusqu'à des villages demeurés inaccessibles.

Les populations indigènes étaient assistées comme elles n'avaient jamais pu l'être encore, malgré leurs efforts, par les seuls médecins civils : la preuve en est le chiffre inouï de 17 millions de consultations en 1959 par militaires et civils réunis.

Beaucoup de médecins restent jusqu'au bout : l'hôpital militaire Laveran de Constantine est remis aux autorités algériennes le 1er avril 1963.

Le président algérien Abdelaziz Bouteflika vient se faire soigner en France en avril 2006

Djamila Bouhired, ancienne fellagha, vient elle aussi se faire soigner en France en 2009