Note en réponse à un article de la Dépêche Libre du 8 février 2010 sur la criminalisation de la colonisation

Le FLN, en perte de vitesse depuis bien longtemps, a mobilisé son organe de presse El Moudjahid, pour se relancer, en voulant criminaliser la colonisation, détourner l’attention populaire des vrais problèmes : des parlementaires ont signé une proposition de loi, ce n’est pas une initiative gouvernementale, ni, contrairement a ce qui est affirmé, une initiative populaire. 

L’Algérie française, c’est 132 ans, ce n’est pas cette guerre de 7 ans qui n’aurait jamais du avoir lieu.

Les responsabilités sont d’abord politiques : la guerre froide Est-Ouest et le panarabisme alors à sont apogée.

Ce cocktail à porté le malheur sur les habitants de ce pays certainement, mais s’il y a eu des crimes, sans excuser ceux qui ont pu être commis par les uns et les autres, les plus nombreux  sont à porter au compte du FLN, envers les Algériens eux mêmes, en premier lieu, puis les massacres Post accord d’Evian, et notamment des harkis et de leur familles, pendant des mois, de pieds-noirs, comme la journée du 5 juillet 1962 et dont le résultat a été l’exode massif, sans retour, l’effondrement, la confiscation du pouvoir….

Ce n’est pas faire avancer le pays que soulever ce point d’une manière partisane et militante pour éviter la perte de ce qui reste d’un certain pouvoir .

Nous ne sommes pas contre une commission d’historiens objectifs pour vider cet abcès entretenu, et écrire une première vérité.

Les jeunes c’est ce qu’ils veulent savoir, Mr le Chenaâ Ahmed, de l’Académie de la société civile : ils veulent la  démocratie, ils ne souhaitent plus avoir cette chape de plomb. Si vous aimez votre pays, et je n’en doute pas, comme nous l’aimons, et bien jetez ce masque qui ne trompe plus personne, et acceptez une commission d’historiens des deux côtés de la Méditerranée, qui fera avancer une réconciliation tant attendue.

Merci au lecteur de cette note de ne pas tomber dans la provocation qui est tendue.