Hymne au pays
O! mon pays,
Ma Mère Patrie...
Je pense encore, à toi,
Terre chérie!
Là ! sur le grand bateau,
Voguant au fil de l'eau,
Ton visage radieux...
S'estompe sous les cieux!
Tu n'es lors, déjà plus,
Qu'un point à l'infini,
Une page tournée...
De l'histoire de ma vie!
... N'osant lors, encore... croire,
Oui, au Destin cruel,
Moi, je "broyais du noir"...
En lisant : Duhamel!
Depuis, il a coulé...
Bien de l'eau sous les ponts;
Et ma mémoire chemine,
Et par vaux, et par monts!
Ne crois pas que je sois... un fils dénaturé,
Un enfant oublieux de ses jeunes années;
Je fus longtemps nourri, "au lait de ta mamelle"!
Comment lors, voudrais-tu... que je ne me rappelle,
Ces souvenirs si doux, à mon coeur, à mon âme,
Je ne cesse d'y penser : et voilà bien le Drame!
Pierre SAFRAS (1940-2007)
dernier hommage à l'ami disparu
Toi seul, savait me comprendre,
Tu fus le seul, l'unique ami...
Je reste là... à me morfondre :
Ton affection me fut ravie!
Fauché, à la fleur de l'âge,
Tu n'avais pas même vingt ans,
Hélas, ton bateau fit naufrage,
Tu étais jeune et brave... pourtant!
Mais la Mort... n'épargne personne,
Fut-il sage... ou mécréant...
Elle prend ce que la vie nous donne,
Nous faudra tous, passer le pont!
Tout doucement, tu es parti...
Le regard noyé de détresse,
Tout doucement, sans faire de bruit,
Sans une plainte, sans un cri!
Pierre SAFRAS (1940-2007)
mon éveil à la cuisine pied-noire
En 1972 (j'avais 6 ans), lorsque mes parents rendent visite le dimanche à mes grands-parents ... c'est le repas en famille : la première anisette avec la kemia (cacahuètes, olives cassées, fèves au cumin -les fameuses tramousses-… ), puis le fameux couscous de mamie Angèle, ou la frita, parf...ois une paella, les merguez, les escargots, les côtelettes (2 par personne), la mouna ... avec le café … et le cuaranta y tres pour finir …
l'Algérie avant 1830
Mais hors cette "parenthèse" française, on oublie trop souvent la présence espagnole :
De mes recherches personnelles, la 1ère naissance d’un(e) GALLARDO (Amalia Matilda) enregistrée au CAOM se situe en effet à Oran en 1837, 45 ans seulement après le départ des Espagnols de cette ville … et elle est la fille de Domingo né à Oran en … 1797 ...
ma contribution au débat sur l'identité nationale
j’ai posté 4 fois sur le site "identité national" de mr Besson et j'ai été censuré 4 fois :
quelle est votre position concernant les Français nés sur un sol qui n’est plus français ?
je veux parler plus particulièrement des Pieds-Noirs d’Algérie (je suis le fils de l’un d’eux)
bien sûr ils sont Français, et depuis plusieurs générations
pourtant on leur réclame encore de justifier de leur nationalité française pour renouveler une carte d’identité ou établir un passeport
quant à leur identité nationale, leur pays (au sens du sol, géographique), c’était (c’est encore pour certains) l’Algérie, et ce pays n’est plus français
leur état-civil, parlons-en : malgré la mise en ligne des ANOM, beaucoup d’actes (plus du tiers) ne sont pas accessibles car pas (ou mal) microfilmés et il faut demander aux APC algériennes, parfois de bonne volonté, parfois non, quand les actes ne sont pas simplement disparus : pourquoi une clause de restitution des archives françaises n’est-elle pas prévu dans les accords franco-algériens ? (les accords d’Evian de 1962 le prévoyait pourtant)
leurs cimetières, quand ils ne sont pas profanés, sont laissés à l’abandon ou "regroupés" : ils sont pourtant la propriété des consulats français, alors pourquoi le Ministère des Affaires Etrangères ne finance-t-il pas leur garde et leur entretien ?
ils se sont intégrés et avec leurs enfants ils doivent représenter plus de 5% de la population française
ils respectent les lois françaises, le drapeau français, chantent l’hymne national … et pourtant on n’accorde pas autant d’importance à leur communauté qu’à d’autres minorités, pourquoi ? parce qu’ils ne manifestent pas ? que pouvez-vous leur dire pour conforter leur "identité nationale" ?
le harki oublié
Mon père ayant acheté une maison de campagne à Saint-Rambert en Bugey (01), il y a fait la connaissance d'un Harki que tout le monde appelait Kadi (son nom de famille était Kadimallah, pardon pour l'orthographe) et ils sont bien sûr devenus amis et quand je descendais au village avec mon père pour jouer aux courses, Kadi me payait une grenadine
il y a quelques temps, alors que je me recueillais sur la tombe de mon père (décédé il y a 2 ans à l'âge de 67 ans), j'ai vu à même la terre un cadre de bois sur lequel était une petite plaque avec le nom de son ami Kadimallah (je crois que son prénom était Kader mais je n'en suis pas sûr)
Kadi était plus vieux que mon père et lui restait peu de famille
que va devenir sa sépulture ? qui lui rendra hommage ? à ma prochaine visite, j'essayerais de prendre en photo ce qui reste de sa tombe avec son nom : peut-être pourra-t-on créer un mémorial virtuel pour Kadi et ses frères d'armes ?
Saint Michel archange
Il y a quelques temps, je me suis souvenu de la prière que me disait ma grand-père PN lorsque j’étais petit (il y a environ 35 à 40 ans) :
Saint-Michel Archange, défendez-nous dans le combat, soyez notre soutien contre l’emprise des embûches et la malice du démon, que Dieu lui fasse sentir son empire, nous vous en supplions et vous Prince de la Milice Céleste, repoussez en enfer par la force divine Satan et tous les esprits mauvais qui rôdent dans le monde en vue de nous faire du mal, de nous perdre et de perdre nos âmes. Ainsi soit-il !
J’ai compris pourquoi cette prière et pas le "Notre Père" ou le "Je vous salue Marie" il y a 2 ans lorsque j’ai commencé mes recherches généalogiques :
la mère de ma grand-mère était originaire de Procida, île face à Naples, et San Michele Archangelo est le protecteur de Procida (d’ailleurs mon ancêtre se prénommait Michele Archangelo)
en cherchant du côté de mon grand-père, dont les parents étaient eux originaires du sud de l’Espagne, j’ai trouvé que l’orthographe de mon nom SAFRAS était d’abord SAFRA et encore avant ZAFRA, originaire de Zafra, dont le protecteur est … San Miguel Arcangel !
coïncidence ?
actes d'Etat-Civil Français d'Algérie
Il existe quelques APC (Assemblées Populaires Communales, équivalent des mairies dans l’Algérie d’aujourd’hui) qui, pour le prix d’un coupon-réponse (3 à 4 € ?) vous envoient copie de l’acte …
A votre demande, il faut joindre un coupon international (environ 1,30 €), une photocopie de votre carte d’identité et une enveloppe (timbrée) à votre adresse Demandez, si cela leur est possible, de vous envoyer une photocopie de l’acte (plutôt que sa transcription) Alger : réponse au bout d’1 mois pas d’acte Blida : acte retranscrit Bordj-Ménaïel : photocopie de l’acte Boufarik : photocopie de l’acte Chébli : pas de réponse Guyotville : acte retranscrit Nazareg-Flinois (aujourd’hui Rabahia) : réponse en moins de 2 mois Perrégaux (aujourd’hui Mohammadia) : réponse en moins de 2 mois Renault (aujourd’hui Sidi M’Hamed Ben Ali) : réponse Sur les pages jaunes [http://www.pagesjaunes-dz.com/], vous trouverez les adresses des A.P.C. (Assemblée Populaire Communale) en précisant bien la Région et renseigner le champ "activité" par A.P.C Sinon, pour trouver les codes, aller sur BOUFARIK le site de Bertrand Bourret : sur la gauche à "nos ancêtres" et après 2324 codes par ordre alphabétique … exemples : Monsieur le Président de l’A.P.C. Wilaya de … 16000- ALGER Algérie wilaya de Sidi- Aïch Béjaia (Bougie) .A.P.C 06700 wilaya de 02200 CHLEF Monsieur le Président de l’Etat Civil Rte Nationale de Mascara ALGERIE -20132 RABAHIA-SAÏDA monsieur le president de l’APC 48210-sidi m’hamed ben ali wilaya de relizane. bonne chance dans vos recherches et bon courage
Albert CAMUS au Panthéon ?
Le 10 décembre 1957, l’écrivain reçoit en grande pompe son prix Nobel de littérature. Deux jours après, le 12 décembre, une conférence de presse se tient dans le grand amphithéâtre de l’université de Stockholm. Beaucoup de questions, en particulier sur l’insurrection algérienne. Camus est interpellé par un jeune militant algérien qui lui reproche de ne pas s’engager pour l’indépendance. L’écrivain lui demande son âge. On polémique, on se coupe la parole. C’est dans ce contexte que Camus prononce l’une de ses phrases les plus célèbres, les plus controversées : "Je crois à la justice, mais je défendrai ma mère avant la justice." Phrase qui fera dire à Simone de Beauvoir que Camus s’était rangé "du côté des pieds-noirs".
Bien sûr, comme tout écrivain, comme tout intellectuel, et somme toute, comme tout humain normalement constitué, tout n’était pas si tranché dans la pensée d’Albert Camus et si nous pouvons être fiers de l’oeuvre du plus célèbre des pieds-noirs, certains pourront lui reprocher justement, à l’inverse de ce jeune militant algérien, de ne pas avoir usé (ou peut-être abusé) de son influence pour rallier d’autres intellectuels, d’autres écrivains, à la cause de l’Algérie française.
Albert Camus décède le 4 janvier 1960, dans un "stupide" accident de voiture dans l’Yonne, loin de sa mère qui vivait à Alger, loin de sa patrie. il ne vivra donc pas les derniers instants de l’Algérie française : s’il pressentait la tournure qu’allaient prendre les évènements, puis la guerre, avait-il abandonné tout espoir de leur voir un dénouement moins dramatique ?
Près d’un demi-siècle plus tard, on envisage de transférer ses restes au Panthéon : s’il n’avait pas laissé de "consignes" interdisant formellement ce voyage posthume, son oeuvre et sa vie laissent supposer qu’il n’aurait pas vraiment apprécié cet honneur.
A Lourmarin, village du Lubéron où il est enterré, on le croyait pourtant à l’abri des profanations et autres regroupements de sépultures qu’auraient à subir nombre de ses compatriotes pieds-noirs enterrés en Algérie.
un quatuor de généraux
Non, il n’y a pas d’erreur dans le sous-titre ; il ne s’agit pas ici du quarteron de généraux célèbres pour le putsch d’Alger, quoique l’un des membres de mon quatuor en fit aussi partie
il s’agit de généraux recensés sur le site défense.gouv et qui ont pour particularité d’être nés (et d’avoir vécu) en Algérie (entre 1860 et 1906) :
je n’ai malheureusement trouvé aucune information sur ce dernier et je fais appel à vous
dans un prochain article, j’évoquerai d’autres officiers nés en Algérie
Marcel CERDAN
champion de boxe français (117 victoires sur 119 combats professionnels)
1m 72 pour 73 kg surnommé "le bombardier marocain"
Né Marcellin CERDAN le 22 juillet 1916 à Sidi-Bel-Abbès (Algérie française) quartier du "Petit Paris" d'une famille originaire de la vallée de la Têt : de Antonio CERDAN (né le 21 octobre 1880 à Sidi Lhassen Antonio est le fils de Vicente CERDAN marié à Aspe en 1842 avec Maria MARCO) et de Assomption CASCALES)
En 1922 (il a 6 ans), sa famille s'installe à Casablanca (Maroc) dans le quartier Cuba puis dans celui de Maarif, occupé par la colonie italienne.
En 1924 (il a 8 ans) Marcel commence la boxe.
En 1934 (il a 18 ans), il dispute son premier combat professionnel à Meknès.
En 1938 il remporte le titre de champion de France des welters contre Omar Kouidri.
Il est entraîné par Lucien Roupp.
Le 20 mai 1938, il remporte son 1er succès d'importance en dominant, au Vel d'Hiv, Gustave Humery.
Le 3 juin 1939 il devient champion d'Europe des welters contre l'Italien Severio Turiello.
Marcel CERDAN voit sa carrière contrariée par la guerre …
En 1942, il fut aussi un champion de football méconnu en Afrique du Nord en compagnie de Larbi Ben Barek
Le 27 janvier 1943, à Casablanca, il épouse Maria dite Marinette Lopez.
Le 4 décembre 1943 naissance du 1er de ses 3 fils Marcel Jr qui vit à Paris
En 1944 il gagne le Tournoi Critérium interallié à Rome et aborde les champions américains.
Le 1er avril 1945 naissance du 2nd de ses 3 fils René qui vit à Montpellier
En mai 1946, combattant désormais chez les moyens, il bat Robert Charron
En 1947, à New York, il rencontre Edith Piaf
Le 21 septembre 1948, après avoir gagné les titres français et européens, il il devient champion du monde des poids moyens en battant Tony Zale (dit Le Roi du K.O.), par arrêt de l'arbitre à la 12ème reprise.
Le 16 juin 1949, à Détroit, il est battu par Jake La Motta. Une revanche est prévue pour le 2 décembre 1949 au Madison Square Garden.
Le 1er octobre 1949, naissance du dernier de ses 3 fils Paul qui vit à Platja de Aro
Dans la nuit du 27 au 28 octobre 1949, l'avion Lockheed Constellation F-BAZN qui assure la liaison Paris-New York (où il a pris place pour rejoindre Edith Piaf et s'entraîner pour prendre sa revanche contre Jake La Motta) s'écrase sur le Pico de Vara, une montagne de l'île de São Miguel, dans l'archipel des Açores
(Il n'y a aucun survivant parmi les 48 passagers de l'avion. Outre Cerdan, on déplore parmi les disparus la violoniste Ginette Neveu et le peintre Bernard Boutet de Monvel.)
En 1964 il est élu au Boxing Hall of Fame
Le 24 février 1994, il est inhumé à Perpignan (66) au cimetière du Sud, après transfert de Casablanca (Maroc)
catastrophes naturelles en Algérie
1830 paludisme
1833 paludisme
1834 choléra dans l’Oranie
1835 choléra dans l’Algérois
1835 à 1849 choléra
4 Mai 1850 Bab el Oued catastrophe à la carrière : une explosion fait 8 morts et de nombreux blessés
1852 paludisme El Affroun
1854 choléra en Oranie, dans l’Algérois et le Constantinois
1867 choléra dans la région de Batna
2 janvier 1867 4 tremblements de terre à El Affroun
mars 1885 les premiers vols de sauterelles s'abattent sur le Tell algérien (Aumale, Bou-Saada, Boghar, Chellala et Laghouat)
1887 invasion des criquets, aidée de nouveaux vols de sauterelles dans le département de Constantine
6 janvier 1888 tremblement de terre à El Affroun
Juillet 1905, un orage d'une rare violence éclatait sur Alger
Les 9 et 16 septembre 1954, le bilan de 2 tremblements de terre à Orléansville 200 km au sud-ouest d’Alger se monte à 1 400 morts, 14 000 blessés et 300 000 sinistrés.
les chaussettes noires
En avril 1959 : naissance des Five Rocks au Golfe Drouot (ils habitaient Créteil)
En 1961, José Martinez et Eddy Barclay rebaptise les Five Rocks en Chaussettes noires (le sponsor : les chaussettes Dim) :
Guitare solo (et piano) : William Benaïm né le 27 août 1944 à Oran
Guitare rythmique : Tony D'Arpa né en 1941 en Tunisie (décédé en 2001)
"Vic Laurens" frère du précédent, chanteur et guitariste des "Vautours"
Guitare basse : Aldo Martinez né le 18 septembre 1940 en Tunisie d'origine sicilienne débarqué à Paris de Tunis à la fin des années 50 (décédé à Paris en 1996)
Batterie : Jean-Pierre Chichportich né le 23 juin 1941 à Constantine ?
En avril 1961, le batteur (Chichportich) s'en va (service militaire) et est remplacé par Gilbert Bastelica qui conserve le surnom de Jean-Pierre ?
Mon père me racontait qu'il avait remplacé le batteur des chaussettes noires le temps d'une répétition … mythe ou réalité ?
le lion de l'Atlas
La chasse au lion de l’Atlas, en Algérie, a inspiré l’écrivain français Alphonse Daudet pour son livre Tartarin de Tarascon. C’était en 1872.
Quelques années avant, en mars 1857, plus précisément, La nouvelle estafette, un journal publié à Alger par les autorités coloniales, racontait une effrayante histoire :
«Le vieux Mahmoud qui s’acheminait sur un âne de Staouéli vers Alger a été dévoré par un lion qui se présenta tout d’un coup devant lui au détour d’un sentier. Bien qu’il se soit précipité au bas de son âne, le lion ne lui laissa pas le temps de s’éloigner et d’un bond l’atteignit, le mit en pièces et le dévora.»
L’article se termine par un conseil de prudence - «il est dangereux de fréquenter les broussailles et les bois qui entourent notre ville d’Alger, les attaques dues aux fauves sont de plus en plus nombreuses» - et par un appel aux chasseurs pour organiser des battues et «débarrasser le Sahel de ces animaux féroces».
L’appel a été suivi d’effet : on dit que le dernier lion de l’Atlas a été tué en 1893, dans les Aurès. Le dernier spécimen fut abattu au Maroc en 1922. A cette date, l'espèce n'existait déjà plus en Algérie et au Maroc.
La même édition de La nouvelle estafette (2 mars 1857) contient d’autres informations, plutôt amusantes, sur les autruches qui se baladaient en toute liberté rue de Bab Azzoun, à Alger, ou ce combat entre chacals et singes dans les parties qui étaient encore boisées du Frais Vallon, sur les hauteurs de Bab-el-Oued, un quartier d’Alger, où se trouvaient des vergers pleins de pastèques et de melons.
Nostradamus
Sauf erreur, Nostradamus, qui a prévu les deux guerres mondiales (voire la troisième), l'arme atomique, et même, selon certains, la conquête de la Lune, n'a pas prévu la conquête (puis la perte) de l'Algérie par la France.
Pourtant, à y bien regarder :
I 18
Par la discorde, négligence Gauloise
Sera passage à Mahomet ouvert :
De sang trempé la terre et mer Senoise,
Le port Phocen de voiles et nefs couvert
voici une libre interprétation personnelle de ce quatrain :
Par la discorde, négligence de la France (la Gaule) mais aussi de De Gaulle
Le passage sera ouvert aux Musulmans (représentés par Mahomet leur prophète)
La terre sera trempé du sang (des harkis et des pieds-noirs) et la mer aux environs de La Seyne …
… ainsi que le port de Marseille seront couvert de bateaux (venant d'Algérie)
I 28
La tour de Boucq craindra fuite Barbare
Un temps, longtemps après barque hespérique,
Bétail, gens, meubles : tous deux font grand'tare :
Taurus et Libra, quelle mortelle pique ?
Soit il existe une Tour de Boucq en Meurthe-et-Moselle, mais je lui préfère …
La tour (le phare) de Port-de-Bouc dans les Bouc(hes) du Rhône redoutera (?) l'arrivée de ceux qui fuient les Barbares (Berbères mais aussi anagramme d'Arabes)
La barque hespérique est le bateau de l'espoir ou le bateau du jardin des Hespérides, donc des pommes d'or (oranges ?) donc provenant d'Algérie
Le bétail, les gens, les meubles feront grand défaut (tare = perte, diminution)
Taurus, le verbe créateur des Musulmans et des Chrétiens représente l'importance des paroles, même injustes (Libra = la Justice) échangées entre ces deux communautés
Lyon et les Pieds-Noirs
extrait de "Monuments en exil" de Alain Amato" aux éditions de l'Atlanthrope 1979 :
entre [] mes recherches personnelles
"Le 11 novembre 1956, trois mois avant sa mort, le président Edouard Herriot, maire de Lyon, préparait le jumelage de sa commune avec celle d'Oran. Si Fouques-Duparc, maire d'Oran, se vantait de ses origines lyonnaises, le président Herriot, lui, aimait à préciser que ses parents reposaient au cimetière d'Oran [François-Nicolas HERRIOT décédé le 05/03/1889 à Oran et Jeanne Eugénie COLLON décédée le 02/12/1896 à Oran]. C'était donc un jumelage tissé sur des liens sentimentaux bien réels et dont le dénouement interviendrait en 1968.
A la suite de l'indépendance, de nombreux rapatriés vinrent s'installer à Lyon où un nouveau quartier, celui de la Duchère, fut habité pour moitié par une population venue d'Afrique du Nord. En 1966, Louis Pradel, alors maire de Lyon, jugea que la ville se devait d'honorer ses nouveaux concitoyens. Pour cela, il lui fallait trouver un témoin symbolique de leur terre natale et l'ériger en monument au milieu de leur nouvelle cité ... Au nom de l'ancien jumelage, le choix se porta sur Oran, dont le monument aux morts ... réinstallé à La Duchère, sur la place donnant avenue Balmont ... inauguré le samedi 13 juillet 1968 ...
Lyon était la ville natale du sergent Blandan, figure légendaire de l'épopée de l'Algérie ... La statue du sergent Blandan qui était à Boufarik se trouve aujourd'hui à Nancy."
portés disparus
On peut lire dans le Dictionnaire Historique de F. X. de Feller (1818) :
"Mahomet mourut dans la 62ème année de son âge … la 632ème de J.-C. … Omar soutint qu'il était disparu comme Elie … "
Dans le même ouvrage, on peut lire :
"Elie fut enlevé par un chariot de feu vers l'an 895 avant J.-C.
Elisée son disciple reçut son esprit et son manteau.
On fait la fête de l'enlèvement d'Elie dans l'Eglise grecque.
On croit qu'il fut transporté, non dans le séjour de la Divinité, mais dans quelque lieu au-dessus de la terre, ou sur la terre même, mais écarté et inconnu.
…
... Comme l'Ecriture nous apprend qu'Elie reparaîtra sur la terre avant le dernier avènement du fils de Dieu, et il est natural de croire qu'il n'est pas mort, et que la mission qui lui reste à remplir est celle d'un homme voyageur ... "
au nom du père
C'est lui qui m'a donné d'abord le goût de lire
Maupassant, Baudelaire, son maître Victor Hugo
Et puis, un peu plus tard, ce fut le goût d'écrire,
Le goût du bien manger : cailles, côt'lettes, escargots
Le goût des films : peplums, westerns ou films d'horreur
Finissant tard le soir et qui me faisaient peur
Du sport à la télé : le catch et le rugby
Marcher des kilomètres était notre hobby
Je ne pouvais faire moins pour toi que ce poème
Pour te dire au revoir à toi Papa que j'aime …
JMO 2ème Zouaves 22 avril 1915
La matinée ne se signale par aucun incident particulier.
A 17 heures, une violente attaque allemande se prononce sur tout le front du groupement : l'ennemi dirige sur nos tranchées des gaz asphyxiants, qui constituent rapidement un nuage épais, que le vent pousse sur nos lignes.
Suffoquée, et en butte à un intense bombardement, le première ligne est contrainte de se replier, après avoir subi de fortes pertes. Les 1ère et 2ème compagnies du 2ème bis Régiment de Zouaves, placées en réserve, essayent en vain d'arrêter ce mouvement de retraite, immédiatement débordées et violemment prises à partie par l'artillerie lourde ennemie, soumises d'ailleurs à l'action des gaz délétères, elles sont bientôt décimées et obligées de se retirer à leur tour, la 2ème à droite sur les Canadiens, la 1ère à gauche sur le Canal.
L'ennemi avance rapidement en colonnes serrées, dans le but de franchir le canal de l'Yser, qu'il passe en 2 points, à Steenstraat et à Het-sas, sur les passerelles dont la garde était confiée à la 87ème division territoriale. Aux ponts de Boesinghe, les 3ème et 4ème compagnies du 2ème bis Zouaves, après avoir lutté le plus longtemps possible sur la rive est du canal, débordées sur leur gauche, se replient en bon ordre sur la rive ouest, et dirigent un feu violent sur les troupes allemandes qui cherchent à passer les ponts : la progression de l'ennemi est arrêtée net sur ce point …
Malting potes ou le peuplement de Malte
Tableau historique et politique de Malte et de ses habitants de F. A. de Christophoro Davalos 1818 Londres
735 avant J.-C. Grecs à Malte (l'an du monde 3180)
l'an du monde 3520 (400 av. JC ?) Carthaginois (jusque vers 220 soit 180 ans)
consul romain Titus Sempronius vers 217 av. JC : Romains (il reste des Grecs) jusqu'à 58 après JC
A la division de l'Empire romain en 395, les Maltais deviennent sujets de l'empereur d'Orient
De 506 à 537 (30 ans) Goths
après 537 sujets de l'empereur d'Orient (de Constantinople)
En 880 Arabes (jusque 1120 soit 240 ans)
En 1090 (jusque vers 1154 soit 165 ans), les Normands, maîtres de la Sicile, menés par le comte Roger de Hauteville (fils de Tancrède), s’emparent de Malte. Mais qq Arabes y restent tolérés jusqu'en 1120
Après la mort de Roger II de Hauteville (1154), sa fille unique, Constance, qui avait épousé Henri VI, fils de l'empereur, Frédéric Barberousse, fit passer Malte sous la domination des empereurs d'Allemagne de la maison de Souabe.
Malte ne reste que 72 ans sous domination allemande (soit vers 1227 ?)
En 1224, l'empereur Frédéric II y fait transporter les habitants de la ville de Celano en Calabre
Le pape Urbain IV excommunie Mainfroy, fils naturel de Frédéric II, dispose de sa couronne en faveur de Charles d'Anjou en 1266
Mainfroy propose la main de sa fille Constance à Pierre, fils de Jacques, roi d'Aragon … qui l'épousa …
Le pape Ubain IV donne l'investiture de Malte à Charles comte d'Anjou, frère de Saint-Louis roi de France
Le 31 mars 1282, tous les Français de Sicile et de Malte sont assassinés (Vêpres siciliennes) …
Pierre III d'Aragon est maître de l'île
En 1350, le roi Martin déclare Malte rattachée à la Sicile, confirmé par son successeur le roi Alphonse
Vers 1522, l'empereur d'Allemagne Charles Quint, héritier de la monarchie espagnole, réunit Malte (et Gozo) à ses domaines
Il confie à l'Ordre de Saint-Jean de Jérusalem ou de Rhodes l'archipel de Malte, dépendance du royaume de Sicile, par un acte du 24 mars 1530.
